Rudi Jacques - Facteur d'Orgues

Ancienne Ecole de Maurenne, 29 - 5540 B - Hastière-Lavaux  

Tél. & Fax : 00 32 (0) 82 64 44 75

 

 

 

CONSTRUCTION D'UN ORGUE

STYLE ALLEMAND 18° siècle

 

 

 

 

 

COMPOSITION DE L'ORGUE

 

Bourdon 8'

Prestant 4'

Doublette 2'

Quinte 1' 1/3

Diapason : La : 415 à 17°

Etendue du clavier : C-D-d’ - 50 touches

Pédalier allemand accroché : C-D-d’ - 26 touches

 

 


 

Le mot Père Méresse ....

 

 

 

 

Un orgue à Donstiennes ?  Pourquoi ?

«On estimera hautement l’orgue à tuyaux comme l’instrument traditionnel, dont le son peut ajouter un éclat admirable aux célébrations et élever puissamment les âmes vers Dieu.» (Concile Vat. II, Constitution sur la liturgie, n°120).  Le  rituel de la bénédiction des orgues nous y encourage également.  «La musique sacrée est d’une grande importance dans les célébrations liturgiques.  L’orgue est particulièrement en honneur, soit qu’il accompagne le chant, soit qu’il joue seul, parce qu’il ajoute de l’éclat à la liturgie.  Il contribue à la louange divine, il favorise la prière et élève les esprits vers Dieu.  De même que cet instrument ne fournit qu’une seule musique harmonieuse, à partir de la multitude de ses tuyaux et de la richesse de ses timbres, de même, grâce à lui, nos coeurs et nos voix seront davantage unis pour célébrer Dieu.  Il entonnera la louange de Dieu notre Père à l’ouverture de nos célébrations.  Il célèbrera Jésus, notre Seigneur mort et ressuscité pour nous.  Il chantera l’Esprit qui anime nos vies du souffle de Dieu.  Il élèvera nos chants vers Marie.  Il fera entrer notre assemblée dans l’action de grâce du Christ toujours vivant et présent parmi nous.  Il apportera le réconfort de la foi à ceux qui sont dans la peine.  Il soutiendra notre prière et proclamera gloire au Père, au Fils et à l’Esprit.»

Notre belle église l’attend depuis sa construction il y aura deux cent quarante ans (1763).  Son jubé a été conçu pour recevoir un orgue et sa voûte arrondie, restée tout ce temps comme un trou désespérément vide, nous lançait un appel.

Notre Cardinal G. Danneels lui aussi, sans le savoir ni le vouloir, nous tend la perche quand il dit : «la beauté est la porte qui mène à Dieu. L’ homme moderne est un homme hésitant devant le vrai, impuissant devant le bien, mais épris devant le beau.»

Or, la beauté, qui ne la recherche ? Qui ne l’apprécie ? Par exemple, pour son cadre de vie quotidien, qui ne s’emploie à s’entourer de belles choses ? Beautés multiples qui nous accompagnent et nous attirent, des formes, des couleurs, des sons ... Pourquoi pas alors la même recherche de beauté pour l’expression communautaire de notre foi ? C’est pourquoi notre orgue y contribuera pour sa grande part.

On visite une cathédrale pour l’audace de son élévation, la pureté de ses lignes, la lumière de ses vitraux. Que son vaisseau se remplisse du chant de son orgue, voici que l’on se prend à s’y attarder dans la prière...

Mais, rassurez-vous, notre orgue ne sera pas orgue de cathédrale. Il n’étouffera pas vos voix pour vous décourager de chanter. Il a été construit tout exprès pour notre église, respectant son volume et sa présentation.

Il a été conçu en dialogue avec son constructeur. Monsieur Rudi Jacques est venu plusieurs fois regarder notre église, apprécier son acoustique et photographier certaines pièces de son mobilier. L’esthétique générale de l’orgue a été influencée par celle des instruments du deuxième tiers du 18° siècle, dans l’intention de correspondre au mobilier de l’église.

Dans sa recherche du travail bien fait, Rudi Jacques choisit la voie résolument artisanale, pour obtenir en fin de parcours «de la belle ouvrage». En musique, comme en sculpture ou en peinture, la main de l’homme applique sa souplesse, sa précision, la riche variété de son geste, dans la création d’oeuvres toujours nouvelles et originales, même s’il est bon de retrouver aujourd’hui, à partir des matériaux et des méthodes de tradition, les qualités décrites par les anciens.

De facture artisanale, notre orgue modeste dans ses quatre jeux, au buffet façonné et décoré avec art, aux sonorités chaudes et vivantes, se présente comme un instrument unique, et sa qualité sonore défiera sinon les siècles, du moins des dizaines d’années, pour notre plus grand plaisir humain et notre rencontre du Seigneur dans la louange de son amour.

Un orgue à Donstiennes ? Mais pourquoi pas !

Petit résumé historique :

Les documents historiques témoignent que Donstiennes a eu son église dans le 11° siècle. Deux vénérables vestiges sont encore utilisés dans l’église actuelle : la pierre d’autel, la cuve baptismale et son socle.

Mais le poids des ans et surtout de graves dommages dus aux guerres du 17° siècle ont fini par avoir raison du vieil édifice roman à trois nefs. A la demande d’une délégation de paroissiens, une église «neuve», propre, décente et suffisamment spacieuse, fut bâtie par les soins de l’Abbé d’Aulne durant l’année 1763.

Merci à tous ceux et celles qui par leur aide matérielle ont contribué à la réalisation de ce magnifique instrument.

Merci à Rudi et à toute son équipe pour leur savoir-faire technique, leur sens artistique et leur exigence du travail bien fait.

Marie-Claire Losseau et l'Abbé Ghislain Méresse

Merci à Marie-Claire qui m’a toujours accompagné et soutenu dans mes différentes démarches.

 

G. Méresse


Prologue en guise de «hors-d’oeuvre» ...

par Rudi Jacques

Un projet de construction d’un nouvel orgue peut paraître, alors que l’on crie à la «désertification» de nos églises de village, une utopie, voire de la folie. Ceux qui choisissent malgré tout de parvenir à leur fin, doivent cependant parcourir de longs sentiers sinueux et escarpés. Certains diront même une "croisade organologique".

Mes premiers souvenirs des "gens de Donstiennes" remontent à pratiquement six ans. A l’époque, je donnais à l’atelier une dernière couche de cire sur le buffet de l’orgue «Renaissance» d’Arnaud Van de Cauter, lorsqu’entrèrent dans la cour deux pèlerins futurs organophiles (mais, à l'époque, ils ne le savaient pas encore) : le Père Méresse véhiculé par Marie-Claire Losseau.

Ils étaient en quête d’un ventilateur électrique pour leur harmonium, leur organiste se plaignant de douleur aux mollets à force de pédaler tous les dimanches. Etonnements et premières questions : «On construit encore des orgues comme ça aujourd’hui ?» ... ensuite, Marie-Claire lança un timide : «Voilà ce qu’il nous faudrait à Donstiennes !», laissant le Père Méresse perplexe ! On parla quelque peu du moteur de leur pompe à cantique, je leur donnai l’adresse d’un confrère, un dernier coup d’oeil avant de repartir puis je leur dis, réconfortant : «Peut-être qu’un jour, vous aussi...».

Quelques mois plus tard, coup de fil du Père Méresse : «Vous vous souvenez ?». Bien sûr ! Ils voulaient plus de renseignements et une petite visite à Maurenne s’imposait.

"Ce serait un jeudi ? -  Comme d'habitude ! "

Bravant le froid, la brume et une couche de glace épaisse comme du verre, nos deux intrépides poussèrent, exténués mais vivants, la porte de l'atelier où se trouvait  le petit orgue italien pour Ganshoren. Autre instrument, autre style mais toujours la même émotion. On parla d’argent, bien sûr (le nerf de toutes les guerres) mais on parla surtout du métier, du travail à la main et là, je compris que j’avais en face de moi deux interlocuteurs de goût. Malgré tout, je leur conseillai d’aller se renseigner ailleurs et je leur donnai même l’adresse de tous mes confrères (sic) ...

Alors que j’avais oublié de répondre à l’invitation d’aller voir leur église, troisième apparition dans la cour ... Notre bon jésuite, l’oeil en coin, muni d’un calepin et d’un petit crayon me bombarda de questions préparées : «Pourquoi faites-vous comme ci ? ... alors que là on fait comme ça !» Incroyable, ils avaient sillonné la Wallonie afin de s’enquérir. Plus que comparer, ils souhaitaient maintenant comprendre, ils voulaient déjà s’investir ...

Ayant apparemment bien répondu à toutes les nombreuses questions du professeur en retraite, je reçus en guise de bulletin un «Eh bien voilà, vous pouvez commencer !». Là, pour le coup, c’est moi qui restais pantois...  Comment ? Là ? Tout de suite ! «Ce n’est pas possible, j’ai des travaux en cours et d’autres demandes, si vous êtes pressés, vous pourriez trouver plus rapidement autre part ...(resic)» et la réponse fut : «On vous a rencontré il y a 3 ans, nous sommes convaincus et nous vous attendrons bien encore 3 ans !».

Voilà comment est né cet orgue : dans la plus grande confiance réciproque. Alors je pris le flambeau, fis le chemin inverse et me rendis enfin à Donstiennes ...

 

Après avoir repéré le village sur la carte, je décidai de «couper au court» par les campagnes ... Terres agricoles à perte de vue, chemins qui se croisent, pas de panneaux de signalisation puis enfin les bâtiments d’une ancienne sucrerie et au fond, surplombant tout le village, la tour de l’église, toute de pierre, pointant fièrement sa croix vers le ciel.

 

Je fus d’abord accueilli par de très belles pierres tombales des 16° et 17° siècles.

 

La plus impressionnante porte la mention «Chi gist Maîstre Jacque ... Anno 1548» ...

 

Un appel ?  La force du destin ? Qui sait ...

 

 

Puis le Père Méresse et Marie-Claire me firent découvrir leur très belle petite église datée de 1763. Un havre de paix et de silence au mobilier bien sculpté et aux moulures équilibrées. Dans la nef unique, deux autels latéraux (un dédié à la Vierge et l’autre à Saint Etienne, patron de la paroisse) et un autel central, une très belle chaire de vérité à gauche et un confessionnal à droite. Mais où donc placer le nouvel orgue ? Je ne voulais en aucun cas déséquilibrer cet ensemble si harmonieux, je me retournai et vis la «niche» de la tour fermée par une simple rambarde en sapin foncé.

 

 

«C’est là qu’il faut placer l’orgue !» «Oh, cela fait des années qu’on ne va plus là-haut, me rétorqua le Père Méresse...». Je voulus malgré tout aller voir et restai convaincu de ma première idée : un orgue en balustrade placé à fleur du mur avec le clavier à l’arrière. Idéal pour mettre le buffet en valeur, idéal également pour l’acoustique, idéal pour l’équilibre général et l’organisation du mobilier.

Avant ...

Après ...

 

Bref, idéal tout court ! De plus, cet endroit vide semblait déjà nous attendre depuis 240 ans ! Je pris quelques mesures, des photos du mobilier et repartis vers ma table à dessin qui n’est autre que la table de la salle à manger ... qui en a déjà vu de toutes les couleurs.

Une larme de vin blanc du Palatinat allemand, quelques pages feuilletées d’un inventaire d’orgues de cette région, et j’attendis que les idées germassent... Profitant d’un état grippal bien avancé, je dessinai l’orgue et sa balustrade sur le modèle de l’ancien banc de communion de Donstiennes.

Malgré un budget voulu limité, nous tenions, ici aussi, à nous investir afin de réaliser certes un petit orgue mais surtout une oeuvre qui simplement nous plaise ...

 

Mon projet fut accueilli avec enthousiasme et nos deux protagonistes reprirent la route de Maurenne pour signer le contrat le 14 mars 2001.

 


 

Epilogue en guise de «mignardises» ...

 

Une bonne année s’écoula (saeculorum), parsemée de visites de mes commanditaires, puis des fabriciens ... Enfin arriva le jour du déménagement de l’orgue vers son lieu de vie. Heureuse surprise de découvrir une église fraîchement repeinte pour l’occasion. Là, les travaux furent suivis, observés, critiqués et quelques fois même acquiescés par M. E. Losseau, ancien président de fabrique et ancien cultivateur. Ayant conduit de main de maître au moins une douzaine de chevaux de trait et passionné de vieux bronzes, l’homme ne se doutait jamais qu’il aurait autant «à faire» avec mon fichu caractère de bourrique têtue. Nos confrontations furent jour après jour des plus pittoresques et animées mais, le coeur sur la main, Emmanuel Losseau fut toujours là pour nous proposer quelques tranches d’un jambon d’autruche accompagnées de son «p’tit remontant».

L’orgue s’acheva, révéla ses harmonies spécifiques dues à sa situation dans l’édifice au plafond plat et à sa très belle acoustique.

A l’issue du travail, nous apprenions que l’organiste titulaire nous quittait ... Ainsi, après avoir connu une organiste sans orgue, puis un orgue sans organiste, la paroisse de Donstiennes réunit enfin orgue et organiste à qui nous souhaitons autant de plaisir que nous en avons eu lors de la construction.

L’orgue fut béni le jeudi 15 août, jour de l’Assomption.

Je suis très heureux qu’il y ait concert en cette soirée du 7 septembre 2002, musiques éclatantes, trompettes festives, basse chantante et timbales vrombissantes. Peut-être un premier concert depuis des lustres mais qu’il est bon de partager ....

Rudi Jacques


Description de l’Orgue

 

 

Il s’agit d’un petit orgue de 4 jeux de 4 pieds en montre. Le plus grand tuyau de la tourelle est le 1° mi b. Les deux plates faces latérales contiennent la suite du Prestant de 4 et quelques tuyaux de la première octave de la Doublette 2.

Vu les tailles modestes de la petite église et l’excellente acoustique, nous avons choisi des tailles relativement moyennes pour les Principaux et étroites pour le Bourdon 8’.

D’inspiration quelque peu germanique mais réalisé de façon typiquement maurennoise, l’instrument sonne un demi-ton plus bas que notre diapason moderne soit au LA415 ; ce qui est conforme aux instruments anciens et permet une transposition «naturelle» vers le bas des chants liturgiques actuels écrits généralement trop haut pour nos voix. De plus, il permet de jouer avec des instruments «anciens», comme l’atteste le concert d’inauguration.

Le Tempérament choisi est celui d’I. Bruder d’après P. Vier qui offre des possibilités d’enchaînements harmoniques intéressants.

 

LE BUFFET :

 

 

D’une hauteur totale de trois mètres dix-sept sur une largeur d’un mètre quarante-cinq, le buffet s’encastre harmonieusement dans la niche, à peine plus grande de quelques pouces.

Il est construit en chêne du pays à l’exception du dos, en sapin, là où est posé la console (le clavier). Le tout est assemblé et décoré à l’ancienne.

La décoration est composée de moulures à créneaux aux chapiteaux supérieurs, de claires-voies en tilleul aux motifs de feuilles au sommet des tuyaux. La tourelle est supportée par un culot sculpté.

Le buffet a été simplement ciré à chaud.

 

 

 

 

 

LE SOMMIER :

Le sommier, entièrement en chêne, supporte et alimente les 200 tuyaux. Il est construit selon les règles en vigueur au 18° siècle. La peau d’agneau assure l’étanchéité de la laye pour les soupapes et les boursettes. Le parchemin de chèvre ferme la grille.

 

LA CONSOLE :

Le clavier est orné de joues finement découpées en palissandre, les touches sont plaquées en buis tandis que les feintes sont en ébène massif.

Le fronton des touches est sculpté dans la masse à la manière des Deulin.

 

 

La planche d’adresse au-dessus du clavier est en marqueterie à motifs en buis sur fond de noyer, encadré d’acajou.

Le clavier est axé en queue et la mécanique suspendue.

Les vergettes sont en sapin.

Le pédalier est en chêne avec les feintes à bec en prunier.

Le pupitre est construit en mélèze, son inclinaison est réglable.

Le banc ouvragé rappelle quelque peu la facture de Gheude.

 

 

LA MECANIQUE DES REGISTRES :

Les pommeaux tournés en prunier, buis et pointe d’ébène sont reliés aux pilotes tournants en fer forgé, eux-mêmes reliés aux balanciers.

 

 

 

 

LE VENT :

Le sommier est alimenté par un soufflet cunéiforme réalisé à l’ancienne entièrement en chêne. Celui-ci, doublé de fort papier, a son étanchéité assurée par de la peau d’agneau tannée artisanalement et du parchemin.

Ce soufflet est nourri par un ventilateur, seul compromis à la modernité. Le porte-vent est en sapin doublé de papier et les postages des tuyaux de bois sont en plomb, soudés à double coude et collés avec du chanvre.

Le vent a une pression de 55 mm à la colonne d’eau.

 

 

 

LA TUYAUTERIE :

Les 200 tuyaux que contient l’instrument ont été réalisés à l’atelier suivant les pratiques en vigueur au 18° siècle : le métal est coulé en feuille puis martelé et raboté à la main. Les tuyaux sont ensuite soudés puis retendus sur les mandrins. La façade en étain a été raclée puis brunie à la main. La tuyauterie intérieure est en étain (75%), excepté le Bourdon en plomb (6%).

Les biseaux sont en plomb. Les 11 tuyaux de bois de la basse du Bourdon sont en chêne.

Toute la tuyauterie est coupée au ton. Les calottes du Bourdon sont soudées.

 

 

 

 

 

 

 

 

L' HARMONIE :

L’orgue fut mis en son ou en harmonie (en cuisine, l’art d’accommoder les mets et les sauces) afin de privilégier l’auditeur placé dans l’église.

 


 

Post scriptum ...

 

Si Donstiennes fut autrefois célèbre pour ses chevaux, ses bêtes de trait, sa sucrerie et la richesse que produisaient ses immenses cultures, une légende subsiste encore aujourd’hui : à une époque glorieuse, on aurait donné à Donstiennes du Champagne aux chevaux, afin d’améliorer leurs performances (un de ses spécimens, appelé «Moustique», aurait ainsi été vendu un million de francs or aux allemands avant la guerre de quatorze !).

Moi, qui connus «un tel traitement» lors de la construction de l’orgue de Jean-Christophe Leclère en champagne mais qui heureusement ne finis pas en animal reproducteur ni n’ai jamais été acheté ni sucré par qui que ce soit, je puis affirmer pour y avoir vécu quelques semaines qu’à Donstiennes, il fait bon vivre ; j’ai croisé des gens merveilleusement humains enracinés à leur terre ou à leur moulin, porteurs de valeurs simples mais tellement riches. Ainsi, harmoniser et accorder l’orgue (au milieu des meuglements de la pâture voisine) fut une expérience salutaire.

Je remercie du fond du coeur ceux qui m’ont accordé leur confiance et procuré les joies de ce travail : le Père Méresse, qui nous a laissé entièrement libre de notre création, Marie-Claire qui veillera au quotidien à l’intendance, la Fabrique d’Eglise ainsi qu’Emmanuel Losseau.

Merci à toute l’équipe Maurennoise ...

Merci à mes amis musiciens, toujours fidèles : Jean-Christophe Leclère à l’orgue, Alain Buet «le chanteur français le plus brillant de sa génération...» et aux Trompettes du Plaisir ...

Puisse ce petit orgue vivre les dimanches sous les doigts du nouvel organiste mais aussi accueillir de jeunes élèves, et de temps en temps «s’éclater» en concerts.

 

Rudi Jacques

 


 

 

 


INAUGURATION LE SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2002 :

CANTATES ET SONATES FESTIVES ALLEMANDES DES XVII° ET XVIII° SIECLES :

J.S. BACH - G.P. TELEMANN - J. KRIEGER

Dans un programme de musiques festives, articulé autour de l’oeuvre de J. S. Bach, Alain Buet, un des chanteurs français les plus brillants de la génération actuelle, se mêle et alterne avec le chatoiement de trois trompettes naturelles de l’ensemble «Les Trompettes des Plaisirs». Cette formation est constituée de jeunes solistes qui participent par ailleurs aux ensembles baroques les plus renommés (Orchestre Baroque de Limoges, Orchestre des Champs Elysées, Les Arts Florissants, Concerts Köln,...). Ces Artistes sont accompagnés à l’orgue par Jean-Christophe Leclère, Lauréat du Concours International d’Orgues à Bruges, organiste de la Basilique Notre-Dame de l’Epine et par Didier Plisson aux timbales.