HISTORIQUE DE L’ORGUE DE GERPINNES

 

Jean-Pierre FELIX et Roland SERVAIS

 

1.- La provenance du couvent des Dominicains de Namur

L'orgue de l'église St-Michel de Gerpinnes y arriva en 1805, en provenance du couvent supprimé des Dominicains à Namur, comme l'attestent les archives paroissiales (1).

Au début du XXe siècle, le curé Mathieu, de Gerpinnes, avança bien que l'orgue provenait de l'abbaye de Moustier (2), c'est-à-dire du monastère des moniales bénédictines de Moustier-sur-Sambre (3) ; toutefois, cette assertion ne put jamais être confirmée. Comme cette provenance de Moustier ne fut signalée pour la première fois qu'en 1912 et que par ailleurs la piste des Dominicains de Namur fut déjà relatée en 1805 - année même du rachat et seulement huit ans après la suppression de ce couvent - nous pouvons définitivement accorder crédit à l'origine namuroise.

De leur côté, les anciennes archives communales de Gerpinnes, conservées aux Archives de l'Etat à Mons, n'ont rien apporté sur l'arrivée de l'orgue, même s'il existe des délibérations et des registres de correspondance contemporains de cet événement (4). Cela n'a rien d'étonnant puisque les partenaires furent la paroisse et les châtelains du lieu, les de Bruges. Concrètement, 150 couronnes furent payées : respectivement 70 par la paroisse et 80 par les de Bruges.

Soucieux de déterminer la paternité et l'ancienneté exacte de cet orgue quand il trônait chez les Dominicains de Namur, nous avons interrogé leurs archives conservées à la section locale des Archives de l'Etat ; il n'y est nulle part question d'orgue mais le fonds est très réduit. Dans son histoire du couvent des Dominicains de Namur, le chanoine V. Barbier (5) précisa que la fondation eut lieu en 1648 et que le premier prieur fut nommé trois ans après. Une première petite chapelle fut érigée en 1668 ; une véritable église ne fut construite et terminée qu'en 1720.

Selon l'abbé Barbieux, curé de Gerpinnes de 1833 à 1880, l'orgue - nous entendons l'instrument primitif - serait l’œuvre d'un certain "Boremans" et sa construction remonterait à 1666 (6). Barbieux ne cita pas la source de ses informations, sans doute découvertes dans le cadre d'une campagne de travaux effectués à l'instrument et dont il fut le contemporain. Nous imaginons que ces informations figuraient sur du matériel d'orgue disparu depuis, et plus particulièrement sur le biseau – disparu et aujourd'hui replacé - du plus grand tuyau. Sur la base du millésime de 1666, Claude-Robert Roland, auteur d'un premier inventaire des orgues du Hainaut, considéra celui de Gerpinnes comme le plus ancien de cette Province (7). Toujours est-il que lors de la dernière reconstruction qui vient de s'achever, on n'a pu observer cette date de 1666 ni une signature de "Boremans". Quoi qu'il en soit, si cette assertion de Barbieux possède un fondement de vérité, on pourrait alors admettre, à partir du moment où Boremans est inconnu dans le monde des facteurs d'orgues, que c'est le liégeois Jacques Boesmans (8), seul facteur dont le nom est quelque peu ressemblant, qui construisit à l'origine l'instrument qui nous occupe.

Fils du procureur Charles Boesmans - un patronyme limbourgeois - et de Catherine De Hodaige, Jacques Boesmans fut baptisé le 18 août 1604 à l'église Notre-Dame-aux-Fonts à Liège ; il était de la paroisse St-Michel. Il épousa Anne De Salme, une cousine de Marie De Salme, l'épouse du célèbre ingénieur Jean Gallé qui s'essaya, si pas à la facture d'orgues, à des expériences sur le tempérament. Le 23 septembre 1633, Boesmans passa contrat en qualité d'organier avec ledit Gallé ; celui-ci l'autorisait ainsi à construire des orgues selon le tempérament qu'il avait mis au point et avec un clavier transpositeur (9) ; la convention porta sur tout le Royaume de France.  En 1641, on rencontre encore Boesmans à Liège à la faveur de l'installation d'un positif à la chapelle du St-Sacrement de la cathédrale St-Lambert. Si l'on pouvait vérifier que Boesmans érigea bien un orgue chez les Dominicains de Namur vers 1668, il s'agirait de sa dernière activité connue.  Ce serait d'autant plus plausible qu'il avait déjà construit dans cette ville, en 1657 plus précisément, pour la collégiale Notre-Dame (10).

Quoi qu'il en soit, il faut admettre que le style du buffet d'orgue aujourd'hui à Gerpinnes est postérieur à la période d'activités de Boesmans ; il nous semble plutôt contemporain de la première vraie église des Dominicains à Namur, terminée en 1720.

Sur la base de toutes ces informations, notre interprétation est la suivante. Il est possible que Jacques Boesmans, facteur liégeois, construisit effectivement le premier orgue des Dominicains de Namur en 1668, date de leur premier oratoire. En 1720 ou peu avant l'achèvement de leur église, les Pères commandèrent à un facteur indéterminé un nouvel orgue avec nouveau buffet, mais dans lequel furent repris certains jeux de l'instrument précédent, notamment le Bourdon, la Flûte et le Nazard à calottes soudées et biseaux sans dents que l'on retrouve dans l'orgue de Gerpinnes. La façade de tuyaux atteste, elle aussi, une plus grande ancienneté puisqu'il apparaît qu'elle servit d'abord à un instrument - peut-être le premier des Dominicains - présentant une disposition sensiblement différente.

Ajoutons que dans ses Délices du Païs de Liège parus en 1740, de Saumery consacra bien une notice à l'église des Dominicains de Namur mais l'orgue ne retint pas son attention (11) ; il en est de même pour Galliot qui ne fit souvent que répéter de Saumery (12).

Autour de 1750, quand il était encore à Namur, cet orgue fut remis en état par Théodore-Joseph Barnabé, facteur local (13) ; il est bien précisé à cette occasion que l'intervention eut lieu sur un instrument préexistant.

 

2.- Rachat de cet orgue par Gerpinnes et son remontage par Rifflart. de Bouvignes (1805)

Le Rifflart, de Bouvignes, qui remonta l'orgue à Gerpinnes est certainement Gilles-Joseph (° Malonne, bapt. 4.05.1744 - + Bouvignes, 12.07.1817), premier de cette dynastie de facteurs ; il fut sans doute aidé de ses fils François-Joseph (° Bouvignes, bapt. 21.08.1773 - + Fosses, 28.08.1851) et Ferdinand-Joseph (° Bouvignes, 1779 - + Herentals, 17.09.1816) (14). Dans son opération de remontage à Gerpinnes, il n'est pas exclu que le facteur réutilisa des tuyaux qu'il avait pu récupérer d'autres instruments provenant d'oratoires supprimés lors de la Révolution française. Exceptionnellement en 1819 et 1820, l'organiste Francart assura l'entretien de l'orgue pour une somme modique (15).

Il semble que l'on exécuta d'importants travaux au milieu du XIXe siècle. Un inventaire du mobilier de l'église, arrêté au 29 septembre 1845, mentionna d'ailleurs "un orgue non méprisable et son buffet nouvellement restauré (..)" (16). C'est alors, en toute apparence, que le clavier fut déplacé au côté droit et que l'on adapta une nouvelle mécanique adéquate.

Le 2 octobre 1880, le facteur d'orgues Evariste Lovaert, de Lovendegem, écrivit à son confrère tournaisien Delmotte, pour lui signaler que l'orgue de Gerpinnes est "archi-mauvais" et que le curé de la paroisse "a l'intention d'en faire construire des nouvelles de 15 ou vingt mille francs" (17) ; les archives de la manufacture Delmotte ne permettent pas d'apprendre si l'un ou l'autre de ces facteurs proposa ses services.

 

3.- Relevage par Segond-Charles Rifflart (1891)

Un autre jalon dans l'histoire de l'orgue de Gerpinnes constitue la campagne de travaux de Segond-Charles Rifflart-Piret (°Annevoie, 1.06.1824), installé à Yvoir où il mourut le 24 avril 1912 ; ce fut sa dernière activité connue. Il était fils de Charles-Louis et petit-fils de Gilles-Joseph qui replaça l'orgue à Gerpinnes. Le texte de la convention passée avec les fabriciens le 22 octobre 1891 est conservé (18). Il révèle qu'il s'agissait de procéder à un grand relevage, comprenant :

 

-         dépose des tuyaux; remise en forme et réparation, le cas échéant ;

-          repolissage des anches des trompettes et clairons ;

-          nettoyage du sommier, des chapes et des soupapes ;

-          remplacement du clavier par un neuf ;

-          pose d'un pédalier neuf de deux octaves, système allemand; il correspondait            

            effectivement bien au modèle en place (do 1 - si 2) jusqu'à la dernière reconstruction ;

-          réglage de la mécanique et remplacement des fils de laiton défectueux ;

-         mise en (peinture) argent des tuyaux de façade ;

-          restauration à neuf du soufflet ;

-         harmonisation de l'ensemble des jeux. Tout en veillant à donner une plus forte intonation

           aux  basses de chacun d'eux ;

-         remplacement du jeu de Tierce par une Flûte octaviante.

 

Ces travaux coûtèrent 800 F et furent couverts par une garantie décennale. Rifflart s'engagea aussi à entretenir gratuitement l'orgue jusqu'en 1893, après quoi il recevrait 30 F pour deux visites annuelles

Lors de la dernière reconstruction, on découvrit sur le soufflet une étiquette confirmant l'intervention à ce niveau : Envoi de Rifflart Piret d'Yvoir / le 19 janvier 1892 / Monsieur Thibaut curé / Gerpinnes / Un soufflet d'orgue / Fragil(e) / Trois colis.

4.- Plusieurs devis non mis à exécution de François D'Hondt. de Beaumont (1925-1928)

Le 25 janvier 1925, François D'Hondt, facteur d'orgues, d'harmoniums et de pianos, demeurant 40 rue de la Gare à Beaumont, rentra deux devis pour la construction d'un nouvel instrument pour 24.775 F. Le 9 novembre 1928, le même remit une nouvelle offre, cette fois pour un orgue en deux parties, de part et d'autre de la tribune et avec boîte d'expression ; le prix fut estimé à 38.220 F (19). Nous ne détaillons pas davantage ces devis puisqu'ils ne furent pas suivis d'une commande. En 1964, lors de la restauration de l'église, l'organiste essaya de nettoyer l'orgue à l'aspirateur et tenta peut-être de colmater certaines fuites au sommier.

 

5.- Travaux de Christian Colard (1981-1982)

En 1981, Christian Colard, facteur d'orgues alors à Thynes-lez-Dinant, effectua un "relevage élémentaire". Impressionné avec raison par la présence de jeux d'une très grande ancienneté – particulièrement les jeux bouchés à calotte soudée exactement sur le ton et à biseaux qui n'avaient jamais reçu de dents - ce facteur mena un travail dans le sens d'une valorisation du matériel le plus ancien qu'il restaura avec soin ; tout ce qu'il jugea étranger fut déposé et entreposé.  Le travail de Christian Colard porta essentiellement sur quatre jeux : Prestant 4, Bourdon 8, Flûte 4 et Nazard ; les trois derniers cités ne nécessitèrent qu'un débosselage. Les tuyaux de façade du Prestant 4 firent l'objet d'un plus grand ouvrage, compte tenu du haussement du diapason, du recoupement des bouches pratiqué en 1891 pour renforcer l'intonation, et des opérations aux biseaux.  Cette façade de tuyaux fut aussi décapée et couverte d'une nouvelle feuille d'étain. En outre, dans le but de donner une idée concrète du retour au diapason primitif, Christian Colard modifia la mécanique du clavier par décalage d'une note vers le bas et suppression du do dièse 1.

Cette situation, déroutante au premier abord mais tout à fait justifiable sur le plan expérimental, persista jusqu'à la veille de la dernière reconstruction qui fit aboutir et concrétisa l'idée de départ.

 

6.- Reconstruction par Rudi Jacques (2000-2004)

Le maître de l’ouvrage fut la Commune de Gerpinnes. Après approbation de leur avant-projet, Jean-Pierre Felix et Roland Servais rentrèrent leur cahier des charges en juin 1997. L’entreprise fut adjugée en 1999 à Rudi Jacques, facteur d’orgues à Hastière-Lavaux et put commencer en 2000. La réception provisoire eut lieu le 15 octobre 2004. Entre-temps, les travaux furent interrompus pendant deux années pour analyses et recherches de polychromie. L’orgue fut béni peu après, le dimanche 24 octobre, par le Père Joseph Vennix, curé de la paroisse.

A l’issue de ce chapitre sur l’historique de l’orgue, nous tenons à remercier Monsieur Christian Lion, trésorier de la fabrique d’église de Gerpinnes, pour les documents obligeamment fournis et qui furent d’une importance capitale pour notre propos.

Notes :

1 GERPINNES, Archives paroissiales.- Registre n° II : Registre des bénéfice et office réunis de Sainte Rolende fondés en l'église paroissiale de Gerpinnes, renouvellé par Maître Jacques Jos : Derpion nommé aux dits bénéfice et offices le 17 novembre 1783, dernière page :

« Lorgue de léglise / provient des dominicains de Namur et coûte cent / et cinquante couronnes, l’église a paÿe septente / couronnes et le restant les Mesieurs de Bruges. / C'est aux soins et solicitations des sieurs P. Legros / marguellier, et de Jean Pierre Fauville propriétaire / en cette commune qu'elle fut achetée et posée l'an / 1805 par le sieur Rifflard, facteur à Bouvignes. / On paye annuellement pour entretiens quatre couronnes / et il doit la visiter au moins deux fois l'an / aux Pâques et à la St-Michel. »

2 GERPINNES (Archives paroissiales).-Inventaire de 1912 du curé Mathieu : "art. 88.- Orgue : ce sont les vieilles orgues de l'abbaye de Moustier, introduites à Gerpinnes en 1806".

3 A propos du monastère des moniales bénédictines de Moustier-sur-Sambre, voir : Dom Ursmer BERLIERE, Monasticon Belge, t. I : Province de Namur et de Hainaut, Abbaye de Maredsous, 1890-1897, p. 63-64.- Le chapitre de Moustier fut supprimé en 1785 déjà par Joseph II et réuni à celui d'Andenne. Rétabli en 1790, il fut détruit au cours de la Révolution française. L'ouvrage cité ne nous a rien appris pour notre propos.

4 MONS, Archives de l'Etat.- Commune de Gerpinnes :

- n° 5 : "Délibérations du Conseil communal" (1772-1836).

- n° 12 : "Registre de la correspondance" (1813-1824).

5 V. BARBIER (Chanoine), Le couvent des Dominicains de Namur (1649-1797), Namur, Impr. Douxfils, 1890, 8°, 170 p.

6 GERPINNES, Archives paroissiales.- Inventaire du mobilier dressé en 1951 par le curé Dupuis.

7 CI.-R. ROLAND, "Vieux orgues en Hainaut.- Les positifs", Hainaut-Tourisme, n° 119, octobre 1966, p. 209.

8 M. PAULET, art. Boesmans, dans : M. Haine et N. Meeùs, Dictionnaire des facteurs d'instruments de musique actifs en Wallonie et à Bruxelles du 9e siècle à nos jours, Liège, P. Mardaga, 1986, p. 57.

9 J.-P. FELIX, "Autour de Jean Gallé, André Séverin et Jacques Boesmans (1626-1633)", Mélanges d'Organologie, vol. XII, Bruxelles, L'Auteur, 2003, p. 53-69.

10 J. YERNAUX, "Orgues et organistes en Pays mosan", Bulletin de la Société des Bibliophiles liégeois, XIV, 1937, p. 41-112 (84).

11 P.-L. de SAUMERY, Les délices du Païs de Liège, ou Description historique, géographique. topographique et chorographique des monuments sacrés et Profanes de cet évêché-Principauté de la Comté de Namur, vol. II, Liège, Everard Kints, 1740.- Réédition anastatique Libro- Science, Bruxelles, 1970, p. 185-186.

12 M. GALLIOT, Histoire générale ecclésiastique et civile de la ville et Province de Namur, Liège, Lemaire, 1788-1791, 6 vol., vol. III, 1788, p. 246-248.

13 J.-P. FELIX, "Un procès des menuisiers namurois contre le facteur d'orgues Claude Bernabé Goynaut en 1752", Mélanges d'Organologie, vol. I, Bruxelles, L'Auteur, 1995, p. 194-224 (p. 206, rubrique 27 et p. 218, rubrique 108).

14 R. SERVAIS, La famille des facteurs d'orgues Rifflart.- Leur histoire : étude d'une de leurs réalisations : l'orgue de l'église Saint-Martin à Biez, Louvain-la-Neuve, Université catholique de Louvain (mémoire de licence), septembre 1982.- Id., "Les facteurs d'orgues Rifflart", L'Organiste, XVI, 1984, n° 4, p. 145-189.

15 GERPINNES, Archives paroissiales.- Registre n° 2 : Comptes de la fabrique d'église (à partir de 1819).

16 GERPINNES, Archives paroissiales.- Inventaire du 29.09.1845.

17 R. SERVAIS, Les facteurs d'orgues Delmotte.- Cent ans d'activités en Toumaisis révélées par leurs archives (1821-1920), thèse de doctorat en Musicologie, Louvain-la-Neuve, Université catholique de Louvain, 1986, vol. l, p. 199.

18 GERPINNES, Archives paroissiales.- Dossier "Orgue".

Entre Monsieur Second Rifflard Piret facteur d'orgues demeurant à Yvoir, d'une part, et la fabrique de l'église de Gerpinnes d'autre part, il a été convenu œ qui suit :

Monsieur Rifflard s'engage à démonter tous les tuyaux de l'orgue; les nettoyer à l'intérieur et à l'extérieur; les mettre sur forme, c'est-à-dire les redresser; réparer tous les tuyaux dégradés ; donner une plus forte intonation aux basses de tous les jeux.

faire parler tous les tuyaux et les harmoniser ; repolir les anches des trompettes et clairons ;

régler le mécanisme ;

remplacer les fils de laiton défectueux; nettoyer les sommiers, les chapes et les soupapes ;

remplacer le clavier par un neuf ;

mettre un pédalier neuf de deux octaves, système allemand ;

mettre un mécanisme neuf pour pédalier; remplacer la tierce par la flûte octaviante ; argenter les tuyaux de la façade de l'orgue; restaurer à neuf le soufflet ;

moyennant la somme de huit cent francs y compris nourriture, logement et tous autres frais quelconques.

2° (sic). Pour toutes ces opérations, la fabrique s'engage à lui payer la somme de huit cents francs comme suit:

1° la moitié dès que tous les travaux seront reconnus parfaitement exécutés ;

2° l'autre moitié un an après ;

3°. Ledit Monsieur Rifflard sera responsable des travaux ci-dessus pendant dix ans.

4°. Pendant ce délai, il devra, en cas de besoin, exécuter les réparations ou modifications nécessaires à ses frais et à la première réquisition.

5°. A défaut de remplir ses engagements, la fabrique aura le droit de faire exécuter d'office les travaux aux frais de l'entrepreneur.

6°. Ledit Monsieur Rifflard entretiendra l'orgue gratuitement jusqu'en 1890 trois. Il fera à cet effet au moins deux visites annuelles pour exécuter les travaux.

7°. A partir de 1890 trois il lui sera payé annuellement trente francs pour cet entretien qui comprendra au moins deux visites à fixer par la Fabrique.

8°. Indépendamment de ces visites il sera tenu en cas de nécessité de se rendre à Gerpinnes à la première demande de la Fabrique pour effectuer des réparations.

9°. Quoique l'entrepreneur s'engage à entretenir l'orgue pour le prix ci-dessus, la Fabrique se réserve le droit de choisir un autre facteur quand elle le voudra. 

Fait en double à Gerpinnes le vingt-deux octobre mil huit cent nonante une.

(s.) (...)

Rifflart Piret. ---

19 BEAUMONT, Archives du Cercle d'Histoire de Beaumont.- Communication de M. Christian Lion.