1.-
La
provenance
du
couvent
des
Dominicains
de
Namur
L'orgue
de
l'église
St-Michel
de
Gerpinnes
y
arriva
en
1805,
en
provenance
du
couvent
supprimé
des
Dominicains
à
Namur,
comme
l'attestent
les
archives
paroissiales
(1).
Au
début
du
XXe
siècle,
le
curé
Mathieu,
de
Gerpinnes,
avança
bien
que
l'orgue
provenait
de
l'abbaye
de
Moustier
(2),
c'est-à-dire
du
monastère
des
moniales
bénédictines
de
Moustier-sur-Sambre
(3)
;
toutefois,
cette
assertion
ne
put
jamais
être
confirmée.
Comme
cette
provenance
de
Moustier
ne
fut
signalée
pour
la
première
fois
qu'en
1912
et
que
par
ailleurs
la
piste
des
Dominicains
de
Namur
fut
déjà
relatée
en
1805
-
année
même
du
rachat
et
seulement
huit
ans
après
la
suppression
de
ce
couvent
-
nous
pouvons
définitivement
accorder
crédit
à
l'origine
namuroise.
De
leur
côté,
les
anciennes
archives
communales
de
Gerpinnes,
conservées
aux
Archives
de
l'Etat
à
Mons,
n'ont
rien
apporté
sur
l'arrivée
de
l'orgue,
même
s'il
existe
des
délibérations
et
des
registres
de
correspondance
contemporains
de
cet
événement
(4).
Cela
n'a
rien
d'étonnant
puisque
les
partenaires
furent
la
paroisse
et
les
châtelains
du
lieu,
les
de
Bruges.
Concrètement,
150
couronnes
furent
payées
:
respectivement
70
par
la
paroisse
et
80
par
les
de
Bruges.
Soucieux
de
déterminer
la
paternité
et
l'ancienneté
exacte
de
cet
orgue
quand
il
trônait
chez
les
Dominicains
de
Namur,
nous
avons
interrogé
leurs
archives
conservées
à
la
section
locale
des
Archives
de
l'Etat
;
il
n'y
est
nulle
part
question
d'orgue
mais
le
fonds
est
très
réduit.
Dans
son
histoire
du
couvent
des
Dominicains
de
Namur,
le
chanoine
V.
Barbier
(5)
précisa
que
la
fondation
eut
lieu
en
1648
et
que
le
premier
prieur
fut
nommé
trois
ans
après.
Une
première
petite
chapelle
fut
érigée
en
1668
;
une
véritable
église
ne
fut
construite
et
terminée
qu'en
1720.
Selon
l'abbé
Barbieux,
curé
de
Gerpinnes
de
1833
à
1880,
l'orgue
-
nous
entendons
l'instrument
primitif
-
serait
l’œuvre
d'un
certain
"Boremans"
et
sa
construction
remonterait
à
1666
(6).
Barbieux
ne
cita
pas
la
source
de
ses
informations,
sans
doute
découvertes
dans
le
cadre
d'une
campagne
de
travaux
effectués
à
l'instrument
et
dont
il
fut
le
contemporain.
Nous
imaginons
que
ces
informations
figuraient
sur
du
matériel
d'orgue
disparu
depuis,
et
plus
particulièrement
sur
le
biseau
–
disparu
et
aujourd'hui
replacé
-
du
plus
grand
tuyau.
Sur
la
base
du
millésime
de
1666,
Claude-Robert
Roland,
auteur
d'un
premier
inventaire
des
orgues
du
Hainaut,
considéra
celui
de
Gerpinnes
comme
le
plus
ancien
de
cette
Province
(7).
Toujours
est-il
que
lors
de
la
dernière
reconstruction
qui
vient
de
s'achever,
on
n'a
pu
observer
cette
date
de
1666
ni
une
signature
de
"Boremans".
Quoi
qu'il
en
soit,
si
cette
assertion
de
Barbieux
possède
un
fondement
de
vérité,
on
pourrait
alors
admettre,
à
partir
du
moment
où
Boremans
est
inconnu
dans
le
monde
des
facteurs
d'orgues,
que
c'est
le
liégeois
Jacques
Boesmans
(8),
seul
facteur
dont
le
nom
est
quelque
peu
ressemblant,
qui
construisit
à
l'origine
l'instrument
qui
nous
occupe.
Fils
du
procureur
Charles
Boesmans
-
un
patronyme
limbourgeois
-
et
de
Catherine
De
Hodaige,
Jacques
Boesmans
fut
baptisé
le
18
août
1604
à
l'église
Notre-Dame-aux-Fonts
à
Liège
;
il
était
de
la
paroisse
St-Michel.
Il
épousa
Anne
De
Salme,
une
cousine
de
Marie
De
Salme,
l'épouse
du
célèbre
ingénieur
Jean
Gallé
qui
s'essaya,
si
pas
à
la
facture
d'orgues,
à
des
expériences
sur
le
tempérament.
Le
23
septembre
1633,
Boesmans
passa
contrat
en
qualité
d'organier
avec
ledit
Gallé
;
celui-ci
l'autorisait
ainsi
à
construire
des
orgues
selon
le
tempérament
qu'il
avait
mis
au
point
et
avec
un
clavier
transpositeur
(9)
;
la
convention
porta
sur
tout
le
Royaume
de
France.
En
1641,
on
rencontre
encore
Boesmans
à
Liège
à
la
faveur
de
l'installation
d'un
positif
à
la
chapelle
du
St-Sacrement
de
la
cathédrale
St-Lambert.
Si
l'on
pouvait
vérifier
que
Boesmans
érigea
bien
un
orgue
chez
les
Dominicains
de
Namur
vers
1668,
il
s'agirait
de
sa
dernière
activité
connue.
Ce
serait
d'autant
plus
plausible
qu'il
avait
déjà
construit
dans
cette
ville,
en
1657
plus
précisément,
pour
la
collégiale
Notre-Dame
(10).
Quoi
qu'il
en
soit,
il
faut
admettre
que
le
style
du
buffet
d'orgue
aujourd'hui
à
Gerpinnes
est
postérieur
à
la
période
d'activités
de
Boesmans
;
il
nous
semble
plutôt
contemporain
de
la
première
vraie
église
des
Dominicains
à
Namur,
terminée
en
1720.
Sur
la
base
de
toutes
ces
informations,
notre
interprétation
est
la
suivante.
Il
est
possible
que
Jacques
Boesmans,
facteur
liégeois,
construisit
effectivement
le
premier
orgue
des
Dominicains
de
Namur
en
1668,
date
de
leur
premier
oratoire.
En
1720
ou
peu
avant
l'achèvement
de
leur
église,
les
Pères
commandèrent
à
un
facteur
indéterminé
un
nouvel
orgue
avec
nouveau
buffet,
mais
dans
lequel
furent
repris
certains
jeux
de
l'instrument
précédent,
notamment
le
Bourdon,
la
Flûte
et
le
Nazard
à
calottes
soudées
et
biseaux
sans
dents
que
l'on
retrouve
dans
l'orgue
de
Gerpinnes.
La
façade
de
tuyaux
atteste,
elle
aussi,
une
plus
grande
ancienneté
puisqu'il
apparaît
qu'elle
servit
d'abord
à
un
instrument
-
peut-être
le
premier
des
Dominicains
-
présentant
une
disposition
sensiblement
différente.
Ajoutons
que
dans
ses
Délices
du
Païs
de
Liège
parus
en
1740,
de
Saumery
consacra
bien
une
notice
à
l'église
des
Dominicains
de
Namur
mais
l'orgue
ne
retint
pas
son
attention
(11)
;
il
en
est
de
même
pour
Galliot
qui
ne
fit
souvent
que
répéter
de
Saumery
(12).
Autour
de
1750,
quand
il
était
encore
à
Namur,
cet
orgue
fut
remis
en
état
par
Théodore-Joseph
Barnabé,
facteur
local
(13)
;
il
est
bien
précisé
à
cette
occasion
que
l'intervention
eut
lieu
sur
un
instrument
préexistant.
2.-
Rachat
de
cet
orgue
par
Gerpinnes
et
son
remontage
par
Rifflart.
de
Bouvignes
(1805)
Le
Rifflart,
de
Bouvignes,
qui
remonta
l'orgue
à
Gerpinnes
est
certainement
Gilles-Joseph
(°
Malonne,
bapt.
4.05.1744
-
+
Bouvignes,
12.07.1817),
premier
de
cette
dynastie
de
facteurs
;
il
fut
sans
doute
aidé
de
ses
fils
François-Joseph
(°
Bouvignes,
bapt.
21.08.1773
-
+
Fosses,
28.08.1851)
et
Ferdinand-Joseph
(°
Bouvignes,
1779
-
+
Herentals,
17.09.1816)
(14).
Dans
son
opération
de
remontage
à
Gerpinnes,
il
n'est
pas
exclu
que
le
facteur
réutilisa
des
tuyaux
qu'il
avait
pu
récupérer
d'autres
instruments
provenant
d'oratoires
supprimés
lors
de
la
Révolution
française.
Exceptionnellement
en
1819
et
1820,
l'organiste
Francart
assura
l'entretien
de
l'orgue
pour
une
somme
modique
(15).
Il
semble
que
l'on
exécuta
d'importants
travaux
au
milieu
du
XIXe
siècle.
Un
inventaire
du
mobilier
de
l'église,
arrêté
au
29
septembre
1845,
mentionna
d'ailleurs
"un
orgue
non
méprisable
et
son
buffet
nouvellement
restauré
(..)"
(16).
C'est
alors,
en
toute
apparence,
que
le
clavier
fut
déplacé
au
côté
droit
et
que
l'on
adapta
une
nouvelle
mécanique
adéquate.
Le
2
octobre
1880,
le
facteur
d'orgues
Evariste
Lovaert,
de
Lovendegem,
écrivit
à
son
confrère
tournaisien
Delmotte,
pour
lui
signaler
que
l'orgue
de
Gerpinnes
est
"archi-mauvais"
et
que
le
curé
de
la
paroisse
"a
l'intention
d'en
faire
construire
des
nouvelles
de
15
ou
vingt
mille
francs"
(17)
;
les
archives
de
la
manufacture
Delmotte
ne
permettent
pas
d'apprendre
si
l'un
ou
l'autre
de
ces
facteurs
proposa
ses
services.
3.-
Relevage
par
Segond-Charles
Rifflart
(1891)
Un
autre
jalon
dans
l'histoire
de
l'orgue
de
Gerpinnes
constitue
la
campagne
de
travaux
de
Segond-Charles
Rifflart-Piret
(°Annevoie,
1.06.1824),
installé
à
Yvoir
où
il
mourut
le
24
avril
1912
;
ce
fut
sa
dernière
activité
connue.
Il
était
fils
de
Charles-Louis
et
petit-fils
de
Gilles-Joseph
qui
replaça
l'orgue
à
Gerpinnes.
Le
texte
de
la
convention
passée
avec
les
fabriciens
le
22
octobre
1891
est
conservé
(18).
Il
révèle
qu'il
s'agissait
de
procéder
à
un
grand
relevage,
comprenant
:
-
dépose
des
tuyaux;
remise
en
forme
et
réparation,
le
cas
échéant
;
-
repolissage
des
anches
des
trompettes
et
clairons
;
-
nettoyage
du
sommier,
des
chapes
et
des
soupapes
;
-
remplacement
du
clavier
par
un
neuf
;
- pose d'un pédalier neuf de deux octaves, système allemand; il correspondait
effectivement bien au modèle en place (do 1 - si 2) jusqu'à la dernière reconstruction ;
-
réglage
de
la
mécanique
et
remplacement
des
fils
de
laiton
défectueux
;
-
mise
en
(peinture)
argent
des
tuyaux
de
façade ;
-
restauration
à
neuf
du
soufflet
;
- harmonisation de l'ensemble des jeux. Tout en veillant à donner une plus forte intonation
aux
basses
de
chacun
d'eux
;
-
remplacement
du
jeu
de
Tierce
par
une
Flûte
octaviante.
Ces travaux coûtèrent 800 F et furent couverts par une garantie décennale. Rifflart s'engagea aussi à entretenir gratuitement l'orgue jusqu'en 1893, après quoi il recevrait 30 F pour deux visites annuelles
Lors
de
la
dernière
reconstruction,
on
découvrit
sur
le
soufflet
une
étiquette
confirmant
l'intervention
à
ce
niveau
:
Envoi
de
Rifflart
Piret
d'Yvoir
/
le
19
janvier
1892
/
Monsieur
Thibaut
curé
/
Gerpinnes
/
Un
soufflet
d'orgue
/
Fragil(e)
/
Trois
colis.
4.- Plusieurs devis non mis à exécution de François D'Hondt. de Beaumont (1925-1928)
Le 25 janvier 1925, François D'Hondt, facteur d'orgues, d'harmoniums et de pianos, demeurant 40 rue de la Gare à Beaumont, rentra deux devis pour la construction d'un nouvel instrument pour 24.775 F. Le 9 novembre 1928, le même remit une nouvelle offre, cette fois pour un orgue en deux parties, de part et d'autre de la tribune et avec boîte d'expression ; le prix fut estimé à 38.220 F (19). Nous ne détaillons pas davantage ces devis puisqu'ils ne furent pas suivis d'une commande. En 1964, lors de la restauration de l'église, l'organiste essaya de nettoyer l'orgue à l'aspirateur et tenta peut-être de colmater certaines fuites au sommier.
5.-
Travaux
de
Christian
Colard
(1981-1982)
En
1981,
Christian
Colard,
facteur
d'orgues
alors
à
Thynes-lez-Dinant,
effectua
un
"relevage
élémentaire".
Impressionné
avec
raison
par
la
présence
de
jeux
d'une
très
grande
ancienneté
–
particulièrement
les
jeux
bouchés
à
calotte
soudée
exactement
sur
le
ton
et
à
biseaux
qui
n'avaient
jamais
reçu
de
dents
-
ce
facteur
mena
un
travail
dans
le
sens
d'une
valorisation
du
matériel
le
plus
ancien
qu'il
restaura
avec
soin
;
tout
ce
qu'il
jugea
étranger
fut
déposé
et
entreposé.
Le
travail
de
Christian
Colard
porta
essentiellement
sur
quatre
jeux
:
Prestant
4,
Bourdon
8,
Flûte
4
et
Nazard
;
les
trois
derniers
cités
ne
nécessitèrent
qu'un
débosselage.
Les
tuyaux
de
façade
du
Prestant
4
firent
l'objet
d'un
plus
grand
ouvrage,
compte
tenu
du
haussement
du
diapason,
du
recoupement
des
bouches
pratiqué
en
1891
pour
renforcer
l'intonation,
et
des
opérations
aux
biseaux.
Cette
façade
de
tuyaux
fut
aussi
décapée
et
couverte
d'une
nouvelle
feuille
d'étain.
En
outre,
dans
le
but
de
donner
une
idée
concrète
du
retour
au
diapason
primitif,
Christian
Colard
modifia
la
mécanique
du
clavier
par
décalage
d'une
note
vers
le
bas
et
suppression
du
do
dièse
1.
Cette
situation,
déroutante
au
premier
abord
mais
tout
à
fait
justifiable
sur
le
plan
expérimental,
persista
jusqu'à
la
veille
de
la
dernière
reconstruction
qui
fit
aboutir
et
concrétisa
l'idée
de
départ.
6.-
Reconstruction
par
Rudi
Jacques
(2000-2004)
Le
maître
de
l’ouvrage
fut
la
Commune
de
Gerpinnes.
Après
approbation
de
leur
avant-projet,
Jean-Pierre
Felix
et
Roland
Servais
rentrèrent
leur
cahier
des
charges
en
juin
1997.
L’entreprise
fut
adjugée
en
1999
à
Rudi
Jacques,
facteur
d’orgues
à
Hastière-Lavaux
et
put
commencer
en
2000.
La
réception
provisoire
eut
lieu
le
15
octobre
2004.
Entre-temps,
les
travaux
furent
interrompus
pendant
deux
années
pour
analyses
et
recherches
de
polychromie.
L’orgue
fut
béni
peu
après,
le
dimanche
24
octobre,
par
le
Père
Joseph
Vennix,
curé
de
la
paroisse.
A
l’issue
de
ce
chapitre
sur
l’historique
de
l’orgue,
nous
tenons
à
remercier
Monsieur
Christian
Lion,
trésorier
de
la
fabrique
d’église
de
Gerpinnes,
pour
les
documents
obligeamment
fournis
et
qui
furent
d’une
importance
capitale
pour
notre
propos.
Notes :
1
GERPINNES,
Archives
paroissiales.-
Registre
n°
II
:
Registre
des
bénéfice
et
office
réunis
de
Sainte
Rolende
fondés
en
l'église
paroissiale
de
Gerpinnes,
renouvellé
par
Maître
Jacques
Jos
:
Derpion
nommé
aux
dits
bénéfice
et
offices
le
17
novembre
1783,
dernière
page
:
« Lorgue
de
léglise
/
provient
des
dominicains
de
Namur
et
coûte
cent
/
et
cinquante
couronnes,
l’église
a
paÿe
septente
/
couronnes
et
le
restant
les
Mesieurs
de
Bruges.
/
C'est
aux
soins
et
solicitations
des
sieurs
P.
Legros
/
marguellier,
et
de
Jean
Pierre
Fauville
propriétaire
/
en
cette
commune
qu'elle
fut
achetée
et
posée
l'an
/
1805
par
le
sieur
Rifflard,
facteur
à
Bouvignes.
/
On
paye
annuellement
pour
entretiens
quatre
couronnes
/
et
il
doit
la
visiter
au
moins
deux
fois
l'an
/
aux
Pâques
et
à
la
St-Michel. »
2
GERPINNES
(Archives
paroissiales).-Inventaire
de
1912
du
curé
Mathieu
:
"art.
88.-
Orgue
:
ce
sont
les
vieilles
orgues
de
l'abbaye
de
Moustier,
introduites
à
Gerpinnes
en
1806".
3
A
propos
du
monastère
des
moniales
bénédictines
de
Moustier-sur-Sambre,
voir
:
Dom
Ursmer
BERLIERE,
Monasticon
Belge,
t.
I
:
Province
de
Namur
et
de
Hainaut,
Abbaye
de
Maredsous,
1890-1897,
p.
63-64.-
Le
chapitre
de
Moustier
fut
supprimé
en
1785
déjà
par
Joseph
II
et
réuni
à
celui
d'Andenne.
Rétabli
en
1790,
il
fut
détruit
au
cours
de
la
Révolution
française.
L'ouvrage
cité
ne
nous
a
rien
appris
pour
notre
propos.
4
MONS,
Archives
de
l'Etat.-
Commune
de
Gerpinnes
:
-
n°
5
:
"Délibérations
du
Conseil
communal"
(1772-1836).
-
n°
12
:
"Registre
de
la
correspondance"
(1813-1824).
5
V.
BARBIER
(Chanoine),
Le
couvent
des
Dominicains
de
Namur
(1649-1797),
Namur,
Impr.
Douxfils,
1890,
8°,
170
p.
6
GERPINNES,
Archives
paroissiales.-
Inventaire
du
mobilier
dressé
en
1951
par
le
curé
Dupuis.
7
CI.-R.
ROLAND,
"Vieux
orgues
en
Hainaut.-
Les
positifs",
Hainaut-Tourisme,
n°
119,
octobre
1966,
p.
209.
8
M.
PAULET,
art.
Boesmans,
dans
:
M.
Haine
et
N.
Meeùs,
Dictionnaire
des
facteurs
d'instruments
de
musique
actifs
en
Wallonie
et
à
Bruxelles
du
9e
siècle
à
nos
jours,
Liège,
P.
Mardaga,
1986,
p.
57.
9
J.-P.
FELIX,
"Autour
de
Jean
Gallé,
André
Séverin
et
Jacques
Boesmans
(1626-1633)",
Mélanges
d'Organologie,
vol.
XII,
Bruxelles,
L'Auteur,
2003,
p.
53-69.
10
J.
YERNAUX,
"Orgues
et
organistes
en
Pays
mosan",
Bulletin
de
la
Société
des
Bibliophiles
liégeois,
XIV,
1937,
p.
41-112
(84).
11
P.-L.
de
SAUMERY,
Les
délices
du
Païs
de
Liège,
ou
Description
historique,
géographique.
topographique
et
chorographique
des
monuments
sacrés
et
Profanes
de
cet
évêché-Principauté
de
la
Comté
de
Namur,
vol.
II,
Liège,
Everard
Kints,
1740.-
Réédition
anastatique
Libro-
Science,
Bruxelles,
1970,
p.
185-186.
12
M.
GALLIOT,
Histoire
générale
ecclésiastique
et
civile
de
la
ville
et
Province
de
Namur,
Liège,
Lemaire,
1788-1791,
6
vol.,
vol.
III,
1788,
p.
246-248.
13
J.-P.
FELIX,
"Un
procès
des
menuisiers
namurois
contre
le
facteur
d'orgues
Claude
Bernabé
Goynaut
en
1752",
Mélanges
d'Organologie,
vol.
I,
Bruxelles,
L'Auteur,
1995,
p.
194-224
(p.
206,
rubrique
27
et
p.
218,
rubrique
108).
14
R.
SERVAIS,
La
famille
des
facteurs
d'orgues
Rifflart.-
Leur
histoire
:
étude
d'une
de
leurs
réalisations
:
l'orgue
de
l'église
Saint-Martin
à
Biez,
Louvain-la-Neuve,
Université
catholique
de
Louvain
(mémoire
de
licence),
septembre
1982.-
Id.,
"Les
facteurs
d'orgues
Rifflart",
L'Organiste,
XVI,
1984,
n°
4,
p.
145-189.
15
GERPINNES,
Archives
paroissiales.-
Registre
n°
2
:
Comptes
de
la
fabrique
d'église
(à
partir
de
1819).
16
GERPINNES,
Archives
paroissiales.-
Inventaire
du
29.09.1845.
17
R.
SERVAIS,
Les
facteurs
d'orgues
Delmotte.-
Cent
ans
d'activités
en
Toumaisis
révélées
par
leurs
archives
(1821-1920),
thèse
de
doctorat
en
Musicologie,
Louvain-la-Neuve,
Université
catholique
de
Louvain,
1986,
vol.
l,
p.
199.
18
GERPINNES,
Archives
paroissiales.-
Dossier
"Orgue".
Entre
Monsieur
Second
Rifflard
Piret
facteur
d'orgues
demeurant
à
Yvoir,
d'une
part,
et
la
fabrique
de
l'église
de
Gerpinnes
d'autre
part,
il
a
été
convenu
œ
qui
suit
:
Monsieur
Rifflard
s'engage
à
démonter
tous
les
tuyaux
de
l'orgue;
les
nettoyer
à
l'intérieur
et
à
l'extérieur;
les
mettre
sur
forme,
c'est-à-dire
les
redresser;
réparer
tous
les
tuyaux
dégradés
;
donner
une
plus
forte
intonation
aux
basses
de
tous
les
jeux.
faire
parler
tous
les
tuyaux
et
les
harmoniser
;
repolir
les
anches
des
trompettes
et
clairons
;
régler
le
mécanisme
;
remplacer
les
fils
de
laiton
défectueux;
nettoyer
les
sommiers,
les
chapes
et
les
soupapes
;
remplacer
le
clavier
par
un
neuf
;
mettre
un
pédalier
neuf
de
deux
octaves,
système
allemand
;
mettre
un
mécanisme
neuf
pour
pédalier;
remplacer
la
tierce
par
la
flûte
octaviante
;
argenter
les
tuyaux
de
la
façade
de
l'orgue;
restaurer
à
neuf
le
soufflet
;
moyennant
la
somme
de
huit
cent
francs
y
compris
nourriture,
logement
et
tous
autres
frais
quelconques.
2°
(sic).
Pour
toutes
ces
opérations,
la
fabrique
s'engage
à
lui
payer
la
somme
de
huit
cents
francs
comme
suit:
1°
la
moitié
dès
que
tous
les
travaux
seront
reconnus
parfaitement
exécutés
;
2°
l'autre
moitié
un
an
après
;
3°.
Ledit
Monsieur
Rifflard
sera
responsable
des
travaux
ci-dessus
pendant
dix
ans.
4°.
Pendant
ce
délai,
il
devra,
en
cas
de
besoin,
exécuter
les
réparations
ou
modifications
nécessaires
à
ses
frais
et
à
la
première
réquisition.
5°.
A
défaut
de
remplir
ses
engagements,
la
fabrique
aura
le
droit
de
faire
exécuter
d'office
les
travaux
aux
frais
de
l'entrepreneur.
6°.
Ledit
Monsieur
Rifflard
entretiendra
l'orgue
gratuitement
jusqu'en
1890
trois.
Il
fera
à
cet
effet
au
moins
deux
visites
annuelles
pour
exécuter
les
travaux.
7°.
A
partir
de
1890
trois
il
lui
sera
payé
annuellement
trente
francs
pour
cet
entretien
qui
comprendra
au
moins
deux
visites
à
fixer
par
la
Fabrique.
8°.
Indépendamment
de
ces
visites
il
sera
tenu
en
cas
de
nécessité
de
se
rendre
à
Gerpinnes
à
la
première
demande
de
la
Fabrique
pour
effectuer
des
réparations.
9°.
Quoique
l'entrepreneur
s'engage
à
entretenir
l'orgue
pour
le
prix
ci-dessus,
la
Fabrique
se
réserve
le
droit
de
choisir
un
autre
facteur
quand
elle
le
voudra.
Fait
en
double
à
Gerpinnes
le
vingt-deux
octobre
mil
huit
cent
nonante
une.
(s.)
(...)
Rifflart
Piret.
---
19 BEAUMONT, Archives du Cercle d'Histoire de Beaumont.- Communication de M. Christian Lion.