Rudi Jacques - Facteur d'Orgues
Ancienne Ecole de Maurenne, 29 - 5540 B - Hastière-Lavaux
Tél. & Fax : 00 32 (0) 82 64 44 75
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CONSTRUCTION D'UN ORGUE DE STYLE BAROQUE
ALLEMAND 18° siècle
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COMPOSITION DE L'ORGUE
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Prinzipal 8' dessus |
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Gedackt 8' basse - dessus |
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Quintade 8' |
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Octava 4' |
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Flöte 4' basse - dessus |
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Octava 2' |
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Quinta 1' 1/3 basse - dessus |
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Sisflet 1' Vogel & Tremulant |
Jean-Christophe... Maître d'Oeuvre...
Aboutissement de trois années d'études et de travaux passionnés, cet orgue est aussi le fruit d'une longue aventure humaine et musicale.
Au contact de mes amis musiciens du "Concert de Reims", puis de "l'Académie Sainte-Cécile", s'est affiné le besoin d'un "nouveau concept" d'orgue pour l'accompagnement des répertoires des XVII° et XVIII° siècles, et celui, plus personnel, d'un outil musical pouvant servir, sans concession, le "concerto d'orgues".
J'ai rencontré Rudi Jacques en 1991 sur le chantier du grand orgue de l'abbatiale de Mouzon. Après quelques années d'apprivoisement mutuel, j'ai suivi avec intérêt puis enthousiasme ses travaux de restauration (Franière), puis de construction de petits instruments à taille humaine (orgue flamand XVII° d'Arnaud Van de Cauter, orgue italien de Bruxelles-Ganshoren).
Ma passion pour l'oeuvre de Johann-Sebastien Bach et le baroque saxon ont ouvert la voie au projet de construction d'un "Hausorgel" dans l'esprit de Gottfried Silbermann.
Un voyage d'hiver 1998, entre Leipzig et Dresde, en compagnie de Rudi Jacques et des artisans de son atelier, aura permis de découvrir et d'explorer quelques instruments historiques qui nous ont laissé une impression sonore inoubliable.
Ainsi vit le jour cette synthèse instrumentale, transportable, qui donne à l'orgue
Rudi... Facteur d'Orgues...
"Le plaisir le plus délicat
est de faire celui d'autrui"
La Bruyère (1645-1690)
Curieux personnage que ce docteur Leclère. Rencontré par hasard, si le hasard existe, dans la tourmente des festivités annuelles Mouzonnaises, ce joyeux gaillard, bien dodu, menton et mollets garnis à la portugaise, salivant sous chaque enseigne de restaurant, disciple d'Epicure puis d'Hypocrate, me rebattait les oreilles avec "ses projets" de construction d'orgue.
Vu l'exéburence de ses appétits organologiques, "je restais à l'écart, serein, contemplatif, ténébreux, bucolique..."...
"Sur mon brin de laurier, je dormais comme un loir". Jusqu'au jour où, après avoir participé avec ses amis, gratteurs de boyaux, à l'inauguration de mon premier instrument à Franière et après avoir touché l'orgue d'Arnaud Van de Cauter à Bruxelles, en cours d'achèvement, je reçus une télécopie : "fais viiiite... Marguerite !"
Son choix était donc fait, mais restait le plus dur : le mien ! Qu'allais-je donc lui proposer ? Lui, qui par nature, aime tout et rien avec autant d'intime conviction !
Lors de l'exposition internationale de Bruges, je découvris un bouquin sur les orgues du Musée de Leipzig et fut viscéralement séduit par un buffet d'orgue d'origine inconnue, j'eus simplement envie de faire le même. Pour la partie sonore, après une thérapie allégée par des spiritueux italiens, j'en vins à diagnostiquer que mon patient, pardon... que mon client souffrait d'une obsession Saxuelle aiguë.
Un voyage sur place s'imposait. Je ne mentionnerai ici que ce que la décence et ma bonne éducation m'autorisent à divulguer : émotions fortes pour les harmonies moelleuses et tranchantes de l'orgue de Sainte-Marie à Rötha, splendeur du buffet de Plaffroda, majesté de l'orgue de Freiberg. Le reste serait trop long à vous conter, mais sachez qu'après cette épopée, telle une vieille maîtresse lascive, mon ami Jean-Christophe me houspilla par téléphone au moins une fois par semaine et que ses visites constantes furent prétexte à me faire goûter au moins la moitié des caves de la Champagne.
Le résultat est sous vos yeux et je conclurai en précisant la citation première par :
"n'a de plaisir qui ne s'en donne"
Jean Passerat (1534-1602)
DESCRIPTION DE L'INSTRUMENT
LA CONCEPTION :
L'étude des compositions des petits orgues saxons construits au XVIII° siècle ainsi que les instruments conçus pour le concerto en Allemagne et en Angleterre avec Haendel, ont servi de modèle pour la composition de cet instrument.
La "transportabilité" facilitée par un démontage et remontage simples, rapides et efficaces, fut au centre des premières ébauches.
Fort de l'expérience de deux orgues "nomades", l'orgue Van de Cauter et l'orgue italien de Ganshoren, construits par nos soins, il a été tenu compte d'une série impressionnante de paramètres (largeur de passage de porte ou de fenêtre, hauteur disponible dans une camionnette..) avant même de croquer l'esquisse sur papier.
LA COMPOSITION :
Nous avons établi la charpente sonore sur l'octave de 4 pieds.
La suite logique des principaux forme un petit plein-jeu très équilibré afin de conduire l'orchestre dans les tutti.
Un dessus de Principal 8' et une Quintade 8', Bourdon très étroit, sont conçus pour renforcer le plenum mais aussi apporter une couleur différente aux solos.
Le continuo est confié à un Bourdon 8' et une Flûte 4' à cheminée.
Le choix du tempérament Bach d'après H.A. Kellner offre, avec ses quintes au 1/5 de comma et l'absence de tierces majeures justes, un grand calme.

LE BUFFET :
Le dessin du buffet a été fortement influencé par un petit orgue d'origine et de facteur inconnus, se trouvant actuellement au musée instrumental de Leipzig. Or, un buffet similaire, très proche au niveau des proportions et des sculptures, existe dans les Flandres belges. Ce dernier instrument aurait été offert à l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. La ressemblance avec celui de Leipzig est troublante. L'allure générale de l'instrument fait penser à la facture hollandaise.
Afin d'être facilement démontable et transportable, l'orgue a été construit en deux parties superposées. La face et les deux côtés du buffet sont en merisier, l'arrière en sapin ; une simple et belle toile rouge sur cadre forme le fond de la partie sonore. Le tout est construit et assemblé de manière traditionnelle par tenons et mortaise chevillés à tire, ou queue d'aronde.
Des moulure et des claire-voies aux motifs de fleurs et de feuillages parsemés d'insectes divers (papillon, libellule, abeille,...) allègent et décorent le buffet. De façon symbolique, la coquille de saint-patron du facteur d'orgue orne la tourelle centrale. En l'honneur d'Albert Mathieu, ancien chef de pressoir de la maison Vollereaux à Pierry, deux grappes de raisin de Champagne terminent les consoles des tiers-points de cette façade. Toutes les sculptures sont en tilleul.
Enfin, la planche d'adresse au dessus du clavier, porte en lettres fleuries, peintes à la main, les noms des jeux, la mention suivante : A.D. - Rudi Jacques - Me fecit Maurenne - 2000. Cette planche a été réalisée en marqueterie, avec un cadre en noyer et des filets d'acajou sur ronce de frêne ; une rosace d'os et d'ébène en marque le centre.
Tous les bois ont gardé leur teinte naturelle et sont simplement nourris à la cire d'abeille.
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Les grands volets suivent vigoureusement le profil de la façade et, en position ouverte, font office de porte-voix tout en donnant à l'instrument une majestueuse envergure.
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LE SOMMIER :
Entièrement construit selon les règles en vigueur au XVIII° siècle, le sommier supporte et alimente tous les tuyaux de l'orgue. Il est en chêne massif coupé sur quartier et la grille est recouverte de parchemin. Les barrages sont en mélèze, les soupapes en sapin recouvert d'une peau d'agneau, les boursettes en peau.
La disposition en mîtres des notes suit celle de la façade. Tous les collages sont réalisés à chaud avec de la colle d'os de lapin.

LA MÉCANIQUE DES NOTES :
Les touches du clavier sont reliées aux soupapes par du fil de laiton via un abrégé en fer forgé aux deux bouts, construit à la manière italienne, lequel transmet le mouvement en réduisant les distances.
Le clavier, inspiré de la facture de Trost, est en sapin bien sec plaqué en bois de rose pour les notes naturelles, les feintes étant en acajou de Mayotte et parcourues de deux filets d'os. Le fronton des touches est sculpté dans la masse.
On retrouve toutes les essences dans les joues de clavier finement découpées.
Le pédalier - en tirasse obligée par vergettes de sapin - est en chêne, et les feintes à bec sont chapeautées de prunier de Maurenne.

LA MÉCANIQUE DES REGISTRES :
Tirants et pilotes en fer forgé actionnent les registres coulissants du sommier.
A la console, d'étincelants pommeaux en laiton tourné invitent la main de l'organiste à préparer la registration.
LE
VENT
:
Le
sommier
est
alimenté
par
un
soufflet
à
tables
parallèles
de
la
même
époque
que
ce
type
d’instrument.
Les
tables
sont
en
chêne,
les
éclisses
en
mélèze,
doublées
de
fort
papier.
L’étanchéité
est
assurée
par
de
la
peau
d’agneau
tannée
artisanalement.
Le
vent
est
acheminé
par
un
porte
vent
en
sapin
et
des
postages
en
plomb
soudés
à
double
coudes.
La
pression
affiche
63
mm
à
la
colonne
d’eau.
LES TUYAUX :
Les
381
tuyaux
de
cet
orgue,
répartis
sur
7
registres
et
demi,
ont
été
construits
à
l’atelier
suivant
les
pratiques
artisanales :
le
métal
est
coulé,
martelé
puis
raboté
à
la
main.
Les
tuyaux
sont
ensuite
soudés
puis
retendus
sur
mandrin.
Les
29
tuyaux
de
façade
sont
en
étain
raclé
et
bruni
manuellement.
Les
Principaux
sont
en
étoffe
(25%
d’étain)
et
les
Flûtes
en
plomb
(6%).
Les
biseaux
sont
en
plomb,
les
17
tuyaux
de
bois
en
chêne.
Toute
la
tuyauterie
est
coupée
au
ton,
les
calottes
du
Bourdon
et
de
la
Flûte
à
cheminée
sont
soudées.
Les
tuyaux
possèdent
une
bouche
très
large
coupée
au
1/4
pour
les
Principaux
et
au
1/3
pour
les
Flûtes,
ce
qui
donne
un
son
guttural
marqué.

L'HARMONIE :
Notre
voyage
en
Saxe
avec
Jean-Christophe
Leclère
me
laisse
un
sentiment
d’émotions
fortes :
mettre
nos
pas
et
nos
oreilles
dans
des
lieux
chargés
d’histoire
ne
peut
laisser
indifférent,
et
un
orgue
comme
celui
de
Sainte-Marie
à
Rötha
m’a
vivement
impressionné.
Mais
je
dois
avouer
que
bien
d’autres
orgues
aux
sonorités
émoussées
m’ont
peu
séduit.
L’harmonie
est
finalement
une
entité
très
subjective
faite
de
goût
propre,
de
caractère
et
de
personnalité.
Elle
impose
des
choix.
Si
on
considère
les
tailles
des
tuyaux,
et
les
attentes
du
commanditaire,
l’inspiration
vient
sans
nul
doute
de
Rötha.
Mais
le
résultat
est
bien
différent !
Pourquoi ?
Nous
avons
ici
un
instrument
de
chambre
et
non
d’église,
et
la
place
sur
le
sommier
pour
le
même
nombre
de
registres
est
trois
fois
plus
restreinte,
ce
qui
influe
évidemment
sur
la
diffusion
et
perception
du
son.
Dès
le
départ
du
projet,
il
a
été
précisé
qu’en
aucun
cas
il
ne
s’agirait
d’une
copie
de
quelque
instrument
que
ce
soit,
car
pour
moi
la
copie,
en
la
matière,
est
un
mythe.
Je
vais
tenter
d’en
expliquer
les
raisons :
-
Sommes-nous
déjà
capables
de
nous
copier
nous-mêmes,
c’est-à-dire
de
faire
deux
fois
le
même
instrument ?
-
Où
est
l’intérêt
artistique
de
produire
deux
fois
la
même
chose,
même
si
cela
était
possible ?
-
Même
si
les
manières
de
travailler
sont
semblables,
l’environnement
historique
et
musical
est
bien
différent,
« l’oreille »
aussi,
sans
doute
très
exigeante
qualitativement
en
fonction
des
goûts
et
habitudes
de
l’époque.
-
Comment
copier
un
instrument
de
250
ans
si
on
ne
parvient
même
pas
à
copier
nos
contemporains ?
Pour
étayer
ce
dernier
argument,
il
serait
intéressant
de
procéder
à
l’expérience
suivante
avec
les
célèbres
organiers
d’aujourd’hui :
demandons
à
Aubertin
de
construire
un
instrument
dans
le
style
de
Formentelli,
et
le
contraire !
A
Quoirin
un
orgue
d’Ahrend…
et
posons
ensuite
la
question
au
facteur
copié
de
savoir
s’il
se
retrouve,
à
s’y
méprendre,
dans
la
copie
réalisée !
La
réponse
semble
évidente.
A
fortiori,
comment
alors
copier
un
Silbermann
de
250
ans
notre
aîné ?
Dans
cette
réflexion,
un
autre
paramètre
ne
doit
pas
être
négligé :
le
vieillissement,
ou
la
patine
naturelle
des
objets
anciens.
Si
on
peut
constater
aisément
que
les
couleurs
vives
d’une
fresque
ont
terni
avec
l’âge,
pour
le
son
le
constat
est
moins
immédiat,
mais
la
patine
bien
réelle,
déjà
sensible
dans
des
instruments
neufs
au
bout
de
quelques
années
seulement.
Combien
de
fois
ne
m’a-t-on
pas
demandé
si
j’avais
retouché
l’harmonie
de
tels
ou
tels
de
mes
orgues…
Des
instruments
historiques,
c’est-à-dire
non
retouchés,
étaient
bien
plus
incisifs
à
l’état
neuf,
quand
le
facteur
les
a
harmonisés.
Doit-on
reproduire
la
patine
des
instruments
anciens,
ou
bien
essayer
de
retrouver
le
son
d’origine ?
De
toute
évidence,
des
choix
s’imposent.
Et
le
problème
du
choix
dans
le
goût
se
posait
déjà
au
XVIIIe
siècle,
alors
que
les
musiciens
allemands
étaient
en
relation
avec
le
reste
de
l’Europe.
Il
se
pose
aujourd’hui
également
pour
un
orgue
dont
le
propriétaire
est
avide
de
musique
saxonne,
certes,
mais
aussi
de
toutes
les
musiques
de
l’époque,
qu’elles
viennent
de
France,
d’Italie,
de
Flandres
ou
d’Angleterre
(Haendel !).
Dans cet esprit, citons un contemporain de Bach, musicien à la cour de Dresde, philosophe et facteur de flûtes : Johan Joachim Quantz, qui lui, contrairement à Bach, a eu l’occasion de parcourir l’Europe, de rencontrer Vivaldi, Scarlatti, Albinoni, est passé par Paris en 1727, s’est rendu en Angleterre pour rejoindre Haendel, lequel le supplie de s’installer à Londres. Fin 1727, il revient à Dresde en passant par Amsterdam et les centres musicaux les plus importants de Hollande.
Voici
sa
définition
du
« goût
melé »
allemand,
extraite
de
son
« Essai »
paru
en
1752
peu
après
la
mort
de
Johann
Sebastian
Bach
qu’il
admirait
beaucoup :
« Quant
on
sait
choisir
avec
le
discernement
requis,
ce
qu’il
y
a
de
meilleur
dans
le
gout
de
la
musique
de
plusieurs
nations
(NDRL :
ici,
l’Allemagne
ancienne,
l’Italie
et
la
France) ;
il
en
provient
un
gout
melé,
qu’on
pourroit
for
bien,
&
sans
passer
les
bornes
de
la
modestie,
appeler
à
présent :
le
gout
allemand »
AUTRES
CITATIONS
A
RÉFLÉCHIR
:
« on
ne
fait
pas
attention,
que
l’agrément
dans
la
musique
ne
consiste
pas
dans
l’égalité
et
dans
la
ressemblance,
mais
dans
la
diversité »
« S’il
étoit
possible,
que
tous
les
Musiciens
chantassent
ou
jouassent
d’une
force
égale
&
dans
le
même
gout ;
on
perdroit,
faute
de
diversité,
la
plus
grande
partie
du
plaisir
de
la
Musique »
« Quoiqu’on
ne
puisse
pas
dire
des
Allemands,
qu’il
ayent
produit
un
gout
qui
leur
soit
propre,
&
qui
se
distingue
tout
à
fait
de
la
Musique
des
autres
Nations,
ils
sont
en
revanche
très
capables
de
prendre
celui
qu’ils
veulent ;
&
ils
savent
mettre
à
profit
le
bon
de
toutes
les
différences
sortes
de
Musiques
étrangères »
L’orgue
de
Jean-Christophe
Leclère
est
sans
conteste
d’inspiration
allemande
« mêlée »
d’accents
italiens,
français
et
hollandais.
Si
bien
que
la
tuyauterie,
traitée
avec
franchise,
exige
de
l’organiste
un
toucher
adéquat
et
sensible,
très
près
de
la
touche.
Certes,
l’organiste
occupe
ici
une
position
spatiale
ingrate,
le
nez
sur
la
façade,
qui
demande
de
sa
part
une
adaptation
de
l’oreille
dans
la
pratique
de
son
art,
car
c’est
à
moins
de
5
mètres
de
distance
–
et
non
au
clavier
–
qu’il
convient
d’écouter
cet
orgue !
D’autre
part,
c’est
l’instrument
qui
guide
l’organiste,
et
non
le
contraire.
En
effet,
dans
chaque
« renaissance »
d’une
musique
écrite,
interviennent
successivement
et
simultanément
à
la
fois,
la
partition,
l’instrument
et
l’exécutant.
La
principale
qualité
d’un
bon
organiste
serait
donc
l’humilité
d’intervenir
en
troisième
position,
afin
de
réaliser
l’osmose
musicale
souhaitée…
En
fait,
le
pari
de
la
plus
grande
authenticité
possible
est
tenu
quand
les
trois
« facteurs »
sont
en
accord
d’esprit
et
de
goût.
Une
trinité
musicale
en
somme…
EN CONCLUSION :
J’aimerais
remercier
simplement
Jean-Christophe
Leclère
pour
m’avoir
accordé
sa
confiance
et
son
amitié.
S’il
est
difficile
d’être
à
la
fois
au
four
et
au
moulin,
je
témoigne
que
pendant
les
travaux
et
les
premières
heures
de
l’harmonie,
notre
bon
docteur
Leclère
se
transforma
en
« Maïté »
et
s’occupa
à
merveille
du
four
et
de
« l’eau »
pour
abreuver
le
moulin !
Un
tout
grand
merci,
à
mes
collaborateurs
pour
la
qualité
de
leur
travail
et
le
souci
de
donner
le
meilleur
d’eux-mêmes.
Je
remercie
ceux
qui
de
près
ou
de
loin
ont
vécu
et
partagé
cette
folle
aventure
à
mes
côtés ;
merci
à
toi,
Véro,
merci
à
mes
amis
Giorgio,
Christian
et
bien
sûr
l’ami
Jean-Philippe.
Puisse ce petit orgue, témoin de mon enthousiasme et de mes passions, vous satisfaire afin de contribuer au patrimoine culturel et artistique, devenir ferment de rassemblement, de beauté pour ceux qui voudront bien le regarder, le toucher ou l’écouter...
INAUGURATION : le vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 septembre 2000
Vendredi
:
Cantates
&
Concertos
Samedi
:
Cantates
&
Motets
Dimanche
:
Marathon
Bach
:
mini-récitals
par
20
organistes
européens
11h00
:
Messe
en
musique
avec
Olivier
Latry,
Organiste
titulaire
de
Notre-Dame
de
Paris
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