Rudi Jacques - Facteur d'Orgues

Ancienne Ecole de Maurenne, 29 - 5540 B - Hastière-Lavaux  

Tél. & Fax : 00 32 (0) 82 64 44 75

 

 

 

 

CONSTRUCTION D'UN ORGUE POUR 

LE CONSERVATOIRE ROYAL DE MONS

 

 

 

 

 

COMPOSITION DE L'ORGUE

 

Grand orgue (I)

          - Montre 8'

Positif (II)

          - Bourdon 8'

          - Flûte 4'

Récit expressif (III)

          - Flûte 8'

Pédale : Soubasse 16'

 

 


 

La genèse de cet instrument remonte à l’année 1992, lors de la nomination de Stéphane Detournay, professeur d’orgue au Conservatoire : «La nécessité d’un instrument de qualité construit dans une classe indépendante de l’auditorium en a fourni le prétexte.  Comme pour tout orgue, le budget et les dimensions du local ont fixé les contraintes du projet, qui rapidement, s’est orienté vers la conception d’un orgue d’étude de 5 jeux.  Animé de la volonté de sortir des dispositions standardisées qui sont souvent proposées en la matière, l’idée d’un instrument à vocation pédagogique s’est rapidement imposée.  La particularité de cet orgue est de proposer, au niveau de la console, la disposition d’un grand instrument, c’est-à-dire trois claviers et pédalier, sans oublier les accouplements et les tirasses.  La console historique de l’orgue Cavaillé-Coll d’Alexandre Guilmant a servi de modèle, en ce qui concerne les rapports métriques de ses composantes.

Partant du principe que le 8 pieds est le jeu de base de l’orgue, chaque clavier en est équipé : Montre 8 au grand orgue (ouverte sur toute l’étendue), Bourdon 8 au positif et Flûte 8 au récit.  Une Flûte 4 au positif et une soubasse 16 de pédale complètent la composition de l’orgue.  Ainsi, sur 5 jeux a-t-on une pyramide 16-8-4 et, au niveau du médium, 3 couleurs et 3 intensités sonores.  Et les 5 jeux sont répartis sur 4 plans sonores distincts.  Les divers accessoires parachèvent la console.  Ce sont les trois tirasses : tirasse grand orgue, tirasse positif et tirasse récit, et enfant les trois accouplements. GO/Pos; GO/Récit et Pos/Récit.  La légèreté de la mécanique et des accouplements offrent un jeu précis et agréable.  Ceci sans oublier les nuances qu’offre la boite expressive du Récit.  Enfin, l’ergonomie a fait l’objet d’une attention spéciale : pupitre réglable en hauteur et en profondeur, banquette réglable.

J’ajoute que les claviers sont de 61 notes et le pédalier de 32 notes.  L’on se retrouve donc avec un instrument qui permet de travailler toute la littérature instrumentale.

A l’image de l’exceptionnelle qualité de finition intérieure, le buffet de style italien est somptueux.  Trop diront certains ?  C’est oublier qu’un orgue est un tout, contenant et contenu, et que le premier contact que nous avons avec lui est visuel. Avant même de l’avoir entendu, nous sommes attirés ou repoussés.  Dans une école d’art censée développer le goût et le respect de l’oeuvre, il paraissait logique d’accorder une importance égale à toutes les composantes.  La construction d’un orgue est un choix esthétique qu’il faut savoir assumer.»  

Stéphane Detournay, Professeur d'Orgue

 

Accouplement :

I + II                        I + III

II + III                     Tirasse I

Tirasse II                 Tirasse III

 

Diapason : a = 440 Hertz (18°).

3 claviers : 61 notes.

Pédalier accroché : 32 notes.

Pression du vent : 48 mm à la colonne d’eau.

Soufflerie : un soufflet réservoir alimenté par un ventilateur.

Traction mécanique.